Es-tu prt  mourir pour moi ?

C1_Boutique.png


EN LIBRAIRIE
LE 01/01/2004

Essai
152 pages
16,95 $
2-89485-290-2

Bookmark and Share

Tenir boutique d'esprit

par Jacques Ferron, Pierre Baillargeon

LE LIVRE

De l’Université Laval — où il étudie la médecine — puis de Gaspésie — où il met en pratique cette science nouvellement acquise —, le jeune Jacques Ferron écrit à son ami Pierre Baillargeon, ex-condisciple de collège déjà bien installé dans les milieux littéraires montréalais. Au fil de cette correspondance sporadique, les deux écrivains discutent de tout, de rien, mais surtout de littérature; chacun lit les textes de l’autre et les commente sans façon. Plusieurs de ces écrits, inédits ou jamais réédités, sont présentés ici, avec les lettres des deux amis.

 

Jacques Ferron

Médecin, écrivain et homme politique, Jacques Ferron est une véritable légende de la littérature québécoise.
Auteur polyvalent et prolifique, Ferron a abordé tous les genres littéraires, du théâtre à l'essai. Son style remarquable est au service d'une écriture socialement et culturellement engagée.

« Jacques Ferron est le seul romancier québécois qui ait tenté, tout au long d’une oeuvre maintenant essentielle, de nous donner une mythologie. Son écriture d’ailleurs hésite toujours entre le mythe et le réel, entre l’imaginaire, le rêve québécois et le quotidien. »
Victor-Lévy Beaulieu

Jacques Ferron a reçu entre autres le prix du Gouverneur général en 1963 pour ses Contes du pays incertain, le prix Duvernay en 1972 pour l'ensemble de son oeuvre, ainsi que le prix David, en 1977.

Du même auteur:

 

Pierre Baillargeon

Pierre Baillargeon (1916-1967) fut une figure importante dans les milieux littéraires et intellectuels montréalais de l’après-guerre. Romancier (Hasard et moi, 1940 ; Les médisances de Claude Perrin, 1945 ; Commerce, 1947 ; La neige et le feu, 1948) et essayiste (Le scandale est nécessaire, 1962, Le choix, posthume, 1967), il fonda en 1941 la revue Amérique française dont il assura la direction pendant quelques années. À titre de journaliste et de critique littéraire, il collabora à plusieurs autres périodiques, dont La Patrie, La Presse et La Nouvelle Relève.

Du même auteur:

 

Votre personnage m’importe, mais m’importe davantage le rôle, que je vous ai confié, sans que vous l’ayez recherché, d’être au-dessus de moi et d’être aussi mon maître. Il m’en faut au moins un; vous êtes encore le seul, ici au pays, qui gardiez le pas sur mon irrévérence. Si vous partez, vous ne laissez que farce derrière vous et je ne suis plus qu’un brigand tout cru.
Jacques Ferron, 07/06/48

<…> je sais l’estime et l’amitié que tu gardes à tes anciens maîtres. Et tout ce paragraphe doit te faire prévoir quelle réception on fera à tes contes. Et tandis que je t’écris ces belles choses, les poules qui marchent en hochant la tête, m’approuvent toutes. Le chien se gratte la tête, mais il a des puces: au fond, il est de mon avis. Dépêche-toi de me contredire, mon cher Jacques.
Pierre Baillargeon,