Es-tu prt  mourir pour moi ?

C1_Artiste.png


EN LIBRAIRIE
LE 01/01/1996

Nouvelles
172 pages
16,95 $
2-89485-021-2

Bookmark and Share

La vie d'artiste

par Jocelyne Gosselin

LE LIVRE

Ces onze nouvelles, qui portent toutes un nom de rue, constituent une véritable fresque, amoureuse et sociale, des années soixante. Pour qui a connu le Café des Artistes ou le Castel du Roy, du temps où Radio-Canada régnait du côté ouest de Montréal, ou Loulou les bacchantes, un bistrot, rue de la Montagne, où les garçons de table avaient les plus grosses moustaches en ville, ou Chez Bourgetel, le seul café-terrasse de l’époque, ou encore chez Son père, un bar où René Lévesque et Robert Cliche venaient discuter de l’avenir du Québec, ces histoires rappelleront de vieux souvenirs. Barbara chantait « J’ai beau t’aimer encore, j’ai beau t’aimer toujours… », Vittorio faisait une entrée bruyante dans le milieu des arts avec ses affiches sous le bras, Michel Tremblay et André Brassard, encore inconnus mais rêvant déjà l’un d’écrire l’autre de faire des mises en scène, assistaient  aux représentations de la troupe des Apprentis Sorciers, au petit théâtre de la Boulangerie. Sur des airs d’ « Astro Jet! Pis pan American ! », on lisait Sartre et Camus, on fumait des Disque bleu en causant poésie, guerre du Viêtnam, séparatisme, bilinguisme et cocktail Molotov, et les filles posaient nues à l’École des Beaux-Arts, rue Sherbrooke Ouest, pour arrondir leurs fins de mois… Les années ont passé, les rides sont venues avec les désillusions, les bas de nylon qui filent, c’est maintenant chose du passé, tout comme le bâton de Rouge Baiser avec la première cigarette, le premier baiser et le premier chagrin d’amour… Et pour ceux qui n’y étaient pas, ils pourront sans doute enfin comprendre, en lisant ces onze histoires de rues, pourquoi « la bohème, ça voulait dire on est heureux » …

 

Jocelyne Gosselin

Jocelyne Gosselin, elle, est bien vivante. Elle s’est promenée dans toutes ces rues, de Montréal à Amsterdam, en passant par Paris, Rome, Montego Bay et Toronto, et c’est un peu de ses souvenirs qu’aujourd’hui elle nous livre.

Du même auteur: