Es-tu prt  mourir pour moi ?

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EN LIBRAIRIE
LE 01/01/2003

Roman
264 pages
14,95 $
2-89485-150-2

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Rosaire, précédé de L'exécution de Maski

par Jacques Ferron

LE LIVRE

Rosaire Gélineau, plâtrier de son métier dans un temps où on ne fait plus de plâtre, se retrouve vendeur de machines à coudre avant de vivre son nouvel état de chômeur. Marié et père de toute une trâlée d'enfants, il doit bientôt faire face à la quasi-certitude de son internement à Saint-Jean-de-Dieu. C'est alors que désespéré, il confie sa vie au docteur Jacques Ferron. Et c'est cela que raconte Rosaire, l'obstination d'un simple médecin de banlieue pour sauver un individu aux prises avec la société. Des personnages fantastiques courent dans tout l'ouvrage, par exemple la femme de Rosaire Gélineau, et cet aveugle juché sur le toit de sa maison et, aussi, toute la Rive-Sud de Montréal avec le Bec-Fin comme centre, à une époque où Montréal s'installe à la campagne.

Rosaire est précédé de L'exécution de Maski, l’un des plus beaux textes écrits en langue québécoise. Une histoire symbolique d’amitié, le corps à corps d’un homme avec la mort et avec le sens des mots.

 

Jacques Ferron

Médecin, écrivain et homme politique, Jacques Ferron est une véritable légende de la littérature québécoise.
Auteur polyvalent et prolifique, Ferron a abordé tous les genres littéraires, du théâtre à l'essai. Son style remarquable est au service d'une écriture socialement et culturellement engagée.

« Jacques Ferron est le seul romancier québécois qui ait tenté, tout au long d’une oeuvre maintenant essentielle, de nous donner une mythologie. Son écriture d’ailleurs hésite toujours entre le mythe et le réel, entre l’imaginaire, le rêve québécois et le quotidien. »
Victor-Lévy Beaulieu

Jacques Ferron a reçu entre autres le prix du Gouverneur général en 1963 pour ses Contes du pays incertain, le prix Duvernay en 1972 pour l'ensemble de son oeuvre, ainsi que le prix David, en 1977.

Du même auteur:

 

« […] Tout cela serait banal, une simple histoire de cas, si, quoi qu’il en ait, Jacques Ferron ne demeurait ici un conteur d’une précision et d’une subtilité remarquables; et si, surtout, il ne poursuivait dans ce récit son combat avec Maski, c’est-à-dire avec le désir de mythifier qui appartient en propre à l’Écrivain, construisant ainsi une autre histoire qui s’emmêle à la première. […] Jacques Ferron a voulu écrire au plus près de la vie, et la vie n’est pas glorieuse ou vraiment tragique que dans les livres. Mais cette conclusion ne dissout pas toutes les ambiguïtés de son entreprise, et de toute entreprise d’écriture. Entre Maski et le Docteur, nous déclarons le match nul. Un beau match, d’ailleurs, un des plus beaux qu’ait livrés Jacques Ferron. »
   
GILLES MARCOTTE, L’actualité, octobre 1981