Quelques réponses

aux questions et commentaires suscités par mon billet précédent :

À Normand Perry

Vous référez à une morosité que je comprends tellement bien ! On nous rabâche les oreilles avec le cynisme, l’apathie, l’indifférence des électeurs en général et les jeunes en particulier. Et on vous condamne à un avenir médiocre parce que la population vieillit et va se réduire, et que notre dette nous écrase.

Rappelez-vous qu’en 1995 (il n’y a après tout pas si longtemps), 94,5 % de la population a voté au référendum. C’est-à-dire à peu près tout le monde. Le sujet était passionnant, les débats intéressants. On n’a qu’à être fier d’avoir répondu avec une telle ferveur. Ça peut se reproduire, avec succès ce coup-ci.

Quant à la désespérance démographique et financière, je vous suggère de regarder les pages 139 à 150 de mon livre. Elles sont écrites spécifiquement pour la dissiper.

J’aimerais savoir si cela répond à votre question.

À Roger Blackburn

Avant le référendum de 1995, un projet de loi « sur l’avenir du Québec » a été distribué dans tous les foyers du Québec. Il établissait justement le déroulement des opérations après un référendum gagné, en particulier, pour ce qui a trait aux négociations jusqu’à la déclaration d’indépendance. Cela suivait le travail des commissions sur l’avenir du Québec (une vingtaine)  qui à travers le Québec ont fait appel à la collaboration de 55 000 personnes. Cela ne s’était jamais vu.

Ce qui arriverait dans les quelques jours qui suivraient un référendum gagné sur le plan économique et financier était prêt et aurait été amené le soir du 30 octobre si le oui l’avait emporté. Vous avez peut-être raison qu’on aurait dû faire état des réserves financières disponibles avant le jour du référendum.

À Félix Pinel

C’est vrai que j’ai pensé longtemps que puisque le Québec était entré dans la fédération canadienne sur un vote de ses députés, il pouvait en sortir sur un vote de ses députés.

L’idée n’est pas farfelue. Encore récemment, la Slovaquie et la République Tchèque se sont séparés de cette façon.

Mais pour beaucoup de gens, une telle décision avait une telle importance qu’il était logique- même moral- qu’elle soit prise par le peuple en entier, c’est-à-dire par référendum. C’est à cela que le Parti québécois s’est rangé en 1974. Il n’en a pas varié depuis et en a tenu deux. On verrait mal que tout à coup il largue la formule.

À Marc-André Pharand et Cynthia Legros

Vous avez tout à fait raison de mettre l’accent sur la reconnaissance internationale ; c’est fondamental. Logiquement, la reconnaissance d’un nouveau pays dans les Amériques devrait être reconnue  par les États-Unis. Mais cela est difficile pour les Américains de lâcher leurs cousins canadiens-anglais. Alors il a fallu les aider un peu. La France et une partie de la francophonie nous a donné de 1990 à 1995 un bon coup de main. Nous savions, en arrivant au référendum, que s’il était gagné, la reconnaissance de la France viendrait et que les Américains ne retireraient pas leur appui à une démarche si elle était vraiment démocratique.

Il faut lire à ce sujet   l’annexe 1 de mon livre,  la déclaration du Président Chirac à CNN, et celle du Président Clinton quelques jours avant le référendum. La préférence de ce dernier pour le Canada est évidente mais il reconnait d’emblée que les Québécois auront à décider.

Quant à la situation actuelle, il est clair que les déclarations de monsieur Sarkozy compliquent les choses… pour le moment.

12 réponses à “Quelques réponses”

  1. Marc-André Pharand dit :

    En effet M. Parizeau, avec M. Sarkozy à la présidence française, les chances de reconnaissance d’un Québec souverain diminuent fortement. Je me pose tout de même de sérieuses questions vis-à-vis de la France, car, pour avoir discuté avec quelques Français de la question nationale québécoise, je ne les sens pas très « chaud » à l’idée. Disons que le paternalisme à la De Gaulle de la France envers le Québec s’est beaucoup estompé. Peut-être me direz-vous que cela est dû à l’affaiblissement du lobby québécois auprès du gouvernement français depuis l’arrivée des libéraux de Jean Charest au pouvoir. C’est en effet une raison probable de ce déclin relatif du support à la cause indépendantiste québécoise de la part des Français. Toutefois, je crois aussi qu’il ne faut pas ménager l’impact du lobby canadien auprès du gouvernement français (surtout d’un certain Paul Desmarais).

    Une question demeure toutefois. Quelles sont les chances réelles du Québec d’intégrer l’ONU suite à une déclaration d’indépendance advenant le cas où les États-Unis et la France nous reconnaîtraient ? La Russie emboiterait-elle le pas des États-Unis ? Même dans un contexte post-guerre froide, les relations entre les États-Unis et la Russie ne sont pas très chaleureuses. D’autant plus avec la probable crise de l’Arctique à venir. Rappelons que le Kosovo n’est pas membre de l’ONU principalement parce que la Russie bloque son adhésion en opposant sont veto au Conseil de Sécurité de l’ONU (pour diverses raisons, dont l’opposition aux États-Unis entres autres). Quand est-il du Royaume-Uni ?

    Bref, oui le mouvement indépendantiste doit se renouveler. On doit revoir notre argumentaire, trouver une méthode pour mieux « vendre » le projet d’indépendance à la population. Mais il n’y a pas que l’argumentaire interne à refaire; l’argumentaire relatif aux relations externes est à rebâtir complètement. D’abord, nous devons commencer par jauger nos appuis immédiats et nos appuis potentiels avant de « nous attaquer » aux cinq permanents du Conseil de Sécurité de l’ONU (France, États-Unis, Chine, Royaume-Uni et Russie). Sans leur appui, un Québec souverain ne serait guère mieux, au niveau international dû moins, que le Kosovo actuellement. Au plan interne, par contre, un Québec souverain, reconnu ou pas, aurait pleine liberté.

  2. Georges Paquet dit :

    Nous avons tous bien compris M. Parizeau que vous vouliez, même avant le PQ, remettre à l’ordre du jour la question de l’indépendance du Québec et la tenue d’un troisième référendum. Vous avez mis en évidence ce que vous croyez en être des avantages. Il me paraît donc approprié d’examiner quelques conséquences à envisager dans l’éventualité d’une déclaration d’indépendance du Québec. Je crois que ces questions sont légitimes, normales et sérieuses. Les conséquences peuvent être ausi importance en cas de victoire du référendum qu’en cas de défaite. Je serais très étonné que des personnages politiques responsables et des citoyens engagés ne se les soient pas déjà posées. On n’aurait donc pas de raison de soutenir que celui qui les soulève cherche à faire peur.

    1 – Comme vous le répétez, Pauline Marois et vous, il faut prévoir un bon nombre d’années de turbulences. (Peut-être cinq selon Mme Marois). Il y aura aussi bien sûr les quelques réactions imprévisibles des voisins immédiats du Québec. Sans vouloir faire peur à quiconque, il faut bien être réaliste et se demander de quelle ampleur seront ces turbulences, combien de temps elle dureront et comment réagiront les dirigeants des autres provinces et du gouvernement fédéral dans des cas comme des accidents de travail ou de voiture ou l’Hospitalisation de Québécois, ou l’achat de propriétés, ou l’installation de Québécois sur leur territoire, ou l’installation de Canadiens sur le territoire québécois. Et je ne parlerai même pas des chicanes de teritoires. Des situations comme celles-ci peuvent survenir à n’importe quel moment. D’où les prévisions normales de turbulences de la part des leaders du PQ.

    2 – Puisque le PQ et Jacques Parizeau viennent encore de le confirmer, le Québec voudrait conserver la dollar canadien comme sa devise (toujours avec la photo de la Reine?), il n’y aura pas besoin de discussions et de comités, comme dans tous les autres domaines, mais il faudra que les Québécois comprennent que les taux d’intérêts et les autres politiques monétaires seront toujours décidées par la Banque du Canada. Comme c’est le cas aujourd’hui, ce seront les intérêts du Canada qui serviront de base à ces décisions. Les provinces et le Québec indépendant n’auront pas plus d’influence sur ces décisions qu’ils n’en ont aujourd’hui. Par exemple, si une politique de maintien du dollar canadien fort est appliquée par la Banque centrale, les exportateurs canadiens et québécois devront faire avec.

    3 – Comme le PQ prévoit que les Québécois conserveront la nationalité canadienne et le passeport canadien, il faudra que les Québécois s’astreignent à envoyer leurs demandes et leur paiements à Ottawa, pour obtenir un passeport et autres documents qui seront probablement en anglais seulement. En effet il ne serait pas étonnant qu’il y ait au minimum un mouvement pour que la politique de bilinguisme ne soit pas maintenue intégralement. On sait qu’il y a déjà beaucoup de résistance et même d’opposition à cette politique. Ce mouvement ne va certainement pas diminuer en cas de séparation du Québec. Il se posera immédiatement une autre question importante. Les enfants qui naîtront au Québec n’auront certainement pas automatiquement la nationalité canadienne. Pour voyager, il leur faudra un document. Probablement un passeport québécois. Si les parents désiraient que leur enfant obtienne la nationalité canadienne, il faudrait sans doute en faire la demande, mais il restera à savoir si la règle des trois années de résidence au Canada s’appliquerait.

    4 – L’Organisation internationale de la Francophonie perdra probablement un pays membre et ses 25 millions de citoyens. Comme je l’ai évoqué brièvement plus haut, la résistance au bilinguisme s’intensifiera et il faudra que les pressions des citoyens soient très fortes pour que le Canada maintienne sa présence et sa contribution financière à la Francophonie. Reste à imaginer ce que fera le Nouveau-Brunswick. Comme l’écrivait, en juin dernier, le professeur et chercheur à l’INRS, Mario Polese, « Advenant l’indépendance du Québec, le français écoperait. L’espace francophone en Amérique s’en retrouverait rétréci, ce qui, dit-il, est un recul à mes yeux. »

    5- Restera tout le reste. Le Québec plaidera-t-il pour une zône de libre échange avec le Canada. Vue sa situation géographique, il est fort probable que oui. Donc, des négociations inévitables (et certainement un peu difficiles) pour maintenir des libertés de mouvement et de commerce qui aboutiraient sans doute à la conclusion d’une Union économique et monétaire qui pourraît bien être aussi contraignante pour les Québécois que la Constitution canadienne actuelle et demeurer une source aussi grande de tensions, comme on en connaît déjà, entre Québec et Ottawa. On ne peut pas s’empêcher de penser aux paroles de Bernard Landry, grand promoteur de la zône de libre échange des Amériques, qui soutenait, il n’y a pas très longtemps que le Québec possède plus de pouvoirs souverains dans le Canada actuel que la France n’en possède dans l’Union européenne. Rappelons que l’Union européenne atteindra sa forme définitive le premier décembre 2009, et qu’une des caractéristique essentielle de cette Union, sera que les décisions ne se prendront plus à l’unanimité (comme maintenant et autrefois,donc avec droit de véto de chacun des pays membres) mais plutôt à la majorité. Dans certains domaines, une majorité calibrée, mais une majorité quand même. Plus de véto ou de possibilité de blocage ou de chaise vide de la part d’un pays membre.

    6 – Restera encore toute une variété de questions, comme le transport terrestre et aérien, et leur sécurité, Le statut et la gestion des propriété canadiennes au Québec. Et dernier point, mais non le moindre. Connaissant la position du président Sarkosy, auquel on accorde facilement la chance d’obtenir un second mandat, le menant à la présidence de la France jusqu’en 2017, (année la plus rapprochée où pourrait se tenir un troisième référendum, à condition que le PQ prenne le pouvoir en 2013, ce qui est très loin d’être acquis) et vers lequel plusieurs leaders se tourneront avant de prendre leur propre décision, il serait nomal de penser que la reconnaissance du Québec par la France, l’Union européenne (au sein de la quelle la France aura ne influence certains, sur cette question) ou les États-Unis n’arrivera pas rapidement, si elle survient et il est plus que douteux que l’obtention d’un siège à l’ONU se passe facilement, surtout qu’il est possible de prévoir que plusieurs pays, qui vivent des tensions politiques internes s’y opposeraient.

    Alors, en attendant un hypothétique et fort lointain référendum, il n’est pas inutile de prendre un moment pour réfléchir.

  3. M. Parizeau,

    Bonjour encore.

    Vous écrivez, en réponse à la question que nous posions, qu’il est « logique » et « moral » qu’une « telle décision » soit prise par « le peuple en entier ».

    Or :

    1) une élection s’adresse justement au « peuple en entier », comme un référendum — les personnes physiques qui sont appelées à voter à l’élection sont le mêmes qu’au référendum

    2) l’Assemblée nationale représente justement le « peuple en entier »

    3) comme vous le dites vous-même qu’il s’agit d’une question « logique » et « morale », il ne s’agit justement pas d’une question juridique — le résultat d’un référendum n’a pas de valeur juridique à proprement parler, contrairement à un vote en chambre

    4) un référendum, en soi, ça n’est pas, à proprement parler, prendre le contrôle effectif, dans les faits, quant à tous les impôts, toutes les lois et tous les traîtés — autrement dit, c’est l’exercice effectif de tous ces pouvoirs qui est l’indépendance en soi, qui est le sujet de la reconnaissance internationale

    5) un référendum gagnant ne mène pas nécessairement à l’indépendance (voir l’Australie de l’Ouest) et un référendum gagnant ne permet pas de faire l’économie d’une Déclaration unilatérale d’indépendance (DUI) par la chambre

    Enfin.

    Q1) En termes clairs, que pensez-vous du Principe de l’effectivité tel que plaidé par Me André Jolicœur à titre d’amicus curiæ lors du Renvoi à la Cour suprême sur la sécession du Québec?

    Q2) À la lumière de cette doctrine du droit international (Principe de l’effectivité), que devrait-on changer dans le processus d’accession à l’indépendance de l’État-nation du Québec tel qu’envisagé jusqu’à présent?

    Merci.

    Au plaisir.

  4. Sylvie R. Tremblay dit :

    @Georges Paquet

    Cher monsieur l’Halloween est passé, c’était le 31 octobre. Il n’est plus nécéssaire de continuer à faire peur aux enfants.

    De plus, les enfants ont grandi vos veilles rangaines de peur trudeautistes et/ou desmaraitistes, de voilà 50 ans, sont désuettes. Le coup de la Brinks ça ne marcherait plus aujourd’hui…

    Étant donné que vos idoles sont Trudeau et Chrétien et que vous êtes un fédéraliste pur et dur, je ne comprends vraiment pas ce que vous faites sur tous les sites souverainistes ? Vous tentez de nous convertir ?

    Faites attention, vous pourriez vous faire prendre à votre propre jeu et trouver l’idée souverainiste si extraordinaire que c’est vous qui pourrait être converti.

    Vous dites :  »…il faut prévoir un bon nombre d’années de turbulences…. »

    Faux ! 50 milliards (brut) de plus dans nos poches par année personnellement je ne trouve pas ça turbulent mais plutôt intéressant. Vous devez sûrement la seule pesonne de la planète à trouver qu’une augmentation de salaire (revenu) de près du double ce ne serait pas agréable !!!

    Vous dites :  »…Il y aura aussi bien sûr les quelques réactions imprévisibles des voisins immédiats du Québec. Sans vouloir faire peur à quiconque… »

    Sans vouloir vous faire peur monsieur Paquet ni vous décevoir, même que le fédéral ferait des cauchemars on s’en fout pas mal et avec un budget de 110 millards par année, si le fédéral veut jouer les gros bras en plus de déposer une requête en cours internationale pour crime de guerre et (crime de guerre en Afganisthan), génocide cuturelles des Acadiens puisqu’il y en a au Québec et des descendants de la Nouvelle France et on pourra se payer la protection des plus grandes puissances militaires du monde qui pourraient écraser la petite armée canadienne comme une croquerelle.

    Comme on le dit souvent tout s’achète ! Donc, on n’a pas peur  »pentoute »…

    Vous dites :  »…dans des cas comme des accidents de travail ou de voiture ou l’Hospitalisation de Québécois… »

    C’est ridicule !!

    C’est quoi le rapport ??? Pourquoi des Québécois qui auraient des accidents de voitures au Québec ou se feraient hospitaliser décideraient d’aller se faire hospitaliser au Manitoba ? Il y a des hôpitaux au Québec monsieur Paquet, vous n’étiez pas au courant ??

    Vous dites :  »…l’installation de Canadiens sur le territoire québécois… »

    Que des américains, des canadiens, des français, ou des gens de n’importe ou dans le monde qui aimeraient immigrer au Québec, ils n’auront qu’a en faire la demande à immigration Québec comme tous le monde fait lorsqu’ils désirent immigrer dans un pays ???

    Vous dites :  »…le Québec voudrait conserver la dollar canadien comme sa devise… »

    Pas sûr pour ça. À l’ère de la mondialisation, il y aura de moins en moins de monnaie dans le monde. Étant donné que la valeur d’une monnaie est attribuable à sa demande et vice versa plusieurs États se rallieront à des monnaies communes pour augmenter avec une monnaie plus forte leur pouvoir d’achat international. Comme ce qui a été fait dans le cas de l’euro. Je vous prédis même que le dollar canadien disparaîtra dans moins de 50 ans.

    Après la déclaration de notre indépendance on utilsera le dollar canadien temporairement ce qui conviendra au fédéral car si environ 7 millions de personnes n’utilisaient plus ce dollar ça serait la catastrophe pour l’ouest puisque que de baisser sa demande le ferait chuter, il ne vaudrait plus rien.

    Donc, après notre déclaration d’indépendance on consultera nos économistes, qui mettront dans la balance les imports-exports et on fera ce qui est mieux pour nous et on négociera et on prendra la monnaie qui nous fait une meilleure offre. Ça pourrait être le dollar américain, l’euro, le yen, on verra.

    Ne vous en faites surtout pas, ils nous courront tous après car environ 7 millions de citoyens qui utiliseraient leur monnaie en augmenterait la demande et en ferait donc augmenter sa valeur. Par ricochet son pouvoir d’achat international.

    Je vous dirais comme je dis souvent à mes enfants, vous vous inquiétez inutilement monsieur Paquet.

    Vous dites :  »…les taux d’intérêts et les autres politiques monétaires seront toujours décidées par la Banque du Canada.  »

    Faux, vous prenez vos rêves pour la réalité. Les taux d’intérêts au Québec seront décidé par le Québec, comme les taux d’intérêts en Allemagne ou ailleurs sont décidés par leur pays.

    Vous dites :  »…les Québécois conserveront la nationalité canadienne et le passeport canadien… »

    Monsieur Paquet, vous n’êtes pas Dieu le père et le PQ non plus, les Québécois feront ce qu’ils voudront s’il désirent 2, 3, ou 4 citoyennetés ça les regarde. Personnellement je n’en veut pas de la citoyenneté canadienne et si jamais je désire une citoyenneté américaine, française, ou toute autre j’en ferai la demande. Je vis au Québec alors pour ma part la citoyennté québécoise me suffira.

    La Souveraineté Autonomiste que je défends est une autonomie complète du Québec donc une citoyenneté québécoise.

    Vous dites :  »…Il se posera immédiatement une autre question importante. Les enfants qui naîtront au Québec n’auront certainement pas automatiquement la nationalité canadienne…. »

    Les enfants qui naissent aux États Unis monsieur Paquet recoivent une citoyenneté américaine et les enfants qui naîtront au Québec recevront une citoyenneté québécoise et si jamais leur parent veulent des citoyennetés de d’autres pays, ils en feront la demande ça ne nous regarde pas…

    Concernant la langue française au Canada, enfin avec un Québec indépendant et francophone à 100%. Car la maîtrise de la langue Française sera obligatoire pour obtenir une citoyenneté de la République Française d’Amérique (Québec) exactement comme c’est la cas en France.

    Le fédéral ne fait rien pour la langue française on se fait de plus en plus angliciser même au Québec mais avec un revenu brut supplémentaire de 50 milliards par année, imaginez tout ce que pourra faire le Québec pour la francophonie non seulement au Canada mais aussi dans le monde !!!

    Monsieur Paquet ce que Sarkozy, le valet de desmarais pense on s’en fout complètement et même les français eux-mêmes s’en foutent de Sarkozy !

    On n’a pas besoin de lui pour venir nous dire quoi faire au Québec.

    Alors, encore une fois désolez de vous décevoir mais il n’y aura pas de référendum lointains mais une élection décisionnelle aux prochaines élections.

    Comme ça si vous votez pour la souveraineté vous pourrez recevoir votre augmentation (voir plus bas) de revenu en 2012-2013.

    Pour ce qui est de réffléchir vous faites de la projection, ça fait longtemps qu’on y a réffléchi, c’est vous qui avez besoin de réffléchir concernant votre fédéraliste chéri qui va s’écrouler, qui est tout à fait démodé, la vision fédéraliste de voilà 50 ou 100 ans est tout à fait dépassé aujourd’hui.

    Je sais que vous êtes retraité, mais quand même vous n’êtes pas obligé de rester ancré dans le passé, évolué un peu, vous n’avez pas de jeune dans votre entourage ?

    Pensez-y bien, car l’indépendance du Québec serait avantageuse pour vous, puisque avec le 50 milliards brut que le Québec rapatrierait et n’ayant plus à payer pour les voyages en jets privés des politiciens fédérales on pourrait augmenter de 3% votre pension de veillesse fédéral, qui serait pris en charge par le Québec. Un chèque seulement mais bien plus gros, ça ne vous intéresse vraiment pas ???

    En plus, emploi Québec enlèverait les deux semaines de pénalités sur les demandes d’assurance emploi en plus de la prolonger d’un mois.

    Mais le plus important c’est qu’en doublant notre revenu suite à notre indépendance, moins certaines dépenses et prise en charge, on pourrait rembourser notre dette, d’environ 200 milliards en 10 ans.

    Il y aurait beaucoup plus davantages que de désavantages à la souveraineté du Québec.

    Pensez-y monsieur Paquet mais surtout prenez une grande respiration et relaxez tout va bien aller, ne vous en faites pas.

    Au plaisir,
    Jeanne du Lys

  5. Gébé Tremblay dit :

    M. Parizeau,

    pourquoi « La souveraineté du Québec » plutôt que « La souveraineté de la nation Québécoise » ?

    Un état québécois souverain ne garanti pas que la nation québécoise qui l’habite sera aux commandes de cet état plutôt que la minorité anglaise qui auront toujours des « droits historiques particuliers » ainsi que les institutions qui vont avec.

    La nation québécoise n’a même pas elle-même de statut historique particulier !

    Par exemple, est-ce que cette minorité aura toujours un CHU anglophone ? Le plus important cégep du Québec (Dawson) ? La plus importante université (McGill) ? etc…

    Conservera t’elle son avantage de la grande générosité du fédéral canadien et des institutions carritatives anglo-saxonnes du Monde ?

    Est-ce que cet état québécois indépendant et son territoire seront à la nation québécoise ou si c’elle-ci sera encore qu’une communauté comme les autres comme elle l’est en ce moment ? Est-ce que ses terres et ressources seront toujours entre les mains des grandes minières et forestières anglo-saxonnes ?

    Quel sera le statut de la nation québécoise historique et fondatrice depuis 400 ans ?

  6. Maxime Joannette dit :

    Bonjour Mr Parizeau, je suis un jeune de seulement 18ans passionné de politique international, d’histoire et d’économie. J’aimerais vous remerciez d’avoir rassembler certaines parties de vos idées et de votre vécus à travers ce livre. J’ai bien du plaisir à préciser et mieux orienter ma vision sur la souveraineté du Québec avec entre autre ce que j’ai eu le temps de lire jusqu’à maintenant de votre livre.

    Mr Georges Paquet, j’ai peu être quelques réponses à apporter à vos interrogations, je répondrai en suivant la formule des 6 points que vous avez abordé.

    1.Je crois que la peur de la réaction de nos voisins en cas de victoire, n’est pas tant à craindre du fait que des citoyens québécois se trouve autant sur leurs territoires que de citoyens canadiens sur le notre. Si les dirigeants canadiens veulent venger la défaite sur nos citoyens se trouvant sur leur territoire en compliquant leur accès à des services, je crois bien qu’ils comprendraient assez rapidement que des citoyens canadiens en sol québécois pourraient subir le même sort. Pour les chicanes de territoire, ils seraient tout à fait mal placé de vouloir découper les frontières actuelles du Québec. Par exemple la position de force hydroélectrique que le Québec s’est fait donner dans les maritimes par notre chère premier ministre Jean Charest, serait amplement, pour les dissuader de vouloir changer les règles du jeu.

    2. Comme Sylvie R. Tremblay l’a mentionné, les pays se regroupent peu à peu autour de nouvelles monnaies. La Chine, l’Inde, la Russie et bien d’autres, si je me rappèle bien cherche a créer une monnaie commune pour concurrencer la monnaie américaine, ce pourrait-il que le Québec pourrait l’adopter ? La monnaie canadienne servirait alors seulement de monnaie de transition.

    3. Sur ce point, j’ai toujours crus que le passeport canadien serait maintenue seulement le temps qu’un passeport québécois soit élaboré dans les années suivants l’indépendance.

    4. Concernant le bilinguisme et la francophonie, le Canada aura alors un choix à effectuer. Les acadiens, les franco-ontarien et … pourront voire si le Canada les perçoient comme des citoyens de seconde zone ou comme des membres à part entière de ce pays.

    5. Je trouve que vous compliquez l’entrer du Québec dans l’ALENA. Pourquoi serait-ce si difficile ? Les ontariens par exemple seraient-ils si en colère qu’ils accepteraient de payer plus $$ pour des biens ? Voudraient-ils perdent l’accès pour leurs entreprises à un marché juste à coté ?

    6. Concernant la reconnaissance. Si la France est toujours aux prises avec Sarkozy, il restera évidemment les USAs qui resteront neutre et attendront que quelqu’un soit enclin à nous reconnaitre avant eux. C’est alors que la Russie et la Chine rentrent en jeu, il ne reste plus qu’a les convaincre si le caractère légitime de notre indépendance ne les convaincs pas d’abord. Comment ? eh bien bonne question. Peu-être en entretenant de bonne relation diplomatique et économique avec ces pays. Disons juste que le fait d’éviter de leur donner des leçons à la française et à l’américaine serait un bon début.

  7. C. Boisvert dit :

    À monsieur Paquet.

    Vous dites : « il faudra que les Québécois s’astreignent à envoyer leurs demandes et leur paiements à Ottawa, pour obtenir un passeport et autres documents… »

    C’est sans compter qu’il faudrait sûrement payer aussi le tarif international pour envoyer notre demande de passeport par la poste: 1,18$ au lieu de 0,52$ … Vous avez bien raison: restons donc au Canada!

  8. anonyme dit :

    @ C. Boisvert

    Si pour vous une PAYS bien à nous, ne vaut pas 1,18$ ou 0,52$ que vaut un pays comme le Canada ? 0,01$ ?

  9. Guy LeVasseur dit :

    Marc-André Pharand mentionne plus haut le 18 novembre dernier :
    et je cite :

    « avec M. Sarkozy à la présidence française, les chances de reconnaissance d’un Québec souverain diminuent fortement »

    Un Québec souverain aura besoin d’une force armée équivalente à celle
    de pays de tailles similaires tels que la Suède, la Norvège ou la Finlande
    pour assurer sa souveraineté territoriale et ses engagements nord américains ( Norad ) et internationaux.

    Un excellent livre paru en 1996 par Charles-Philippe David et Stéphane Roussel discute d’ailleurs en détail de ce sujet.

    ( Environnement stratégique et modèles de défense. Une perspective
    Québecoise. Éditons Méridien /Stratégie . Diplomatie )

    Promettons donc à la France par les canaux appropriés l’acquisition
    de 36 avions de combat Rafale et 6 frégates FREMM pour la future
    « Garde Nationale » du Québec…… contre la reconnaissance officielle
    du Québec comme nation indépendante suite à un référendum gagnant.

    Croyez moi, Sarkozy ou son éventuel remplacant vont changer d’avis
    très ( très ) vite et nous supporter. Face à une telle promesse les
    réticences francaises vont fondre comme neige au soleil.

  10. Normand Perry dit :

    Bon matin monsieur Parizeau,

    Je prend l’engagement de lire l’entièreté de votre livre, tout en portant attention particulière des pages 139 à 150 selon votre suggestion, dès que je l’aurais reçu de mon épouse à ma fête. Et c’est pour très bientôt.

    Merci d’avoir ces quelques instants pour le dialogue.

    Normand Perry.

  11. Le jour où, armés/es de notre seul courage, démocratiquement, nous nous reconnaîtrons nous-mêmes, libres et souverains, ce jour-là la communauté des nations sera fière de nous acceuillir autour de la table de concertation. J’en suis absolument convaincu. Il en a été ainsi pour des dizaines de nations et il en sera de même pour la nation québécoise. Nous avons le droit de nous lever pour dire « présents » au monde entier. C’est ainsi.

  12. Benoit Léger dit :

    M. Parizeau,

    D’abord merci de continuer encore et toujours à nous guider vers ce qui doit demeurer notre destin collectif.
    Une question pour vous, mais d’abord ce court préambule:
    Washington, Madison, Jefferson, Adams; c’est la révolution américaine.
    Robespierre, Danton, Desmoulins, Marat; c’est la révolution française.
    Lapalme, Lévesque, Parizeau, Morin; c’est la révolution ‘tranquille’ québécoise.
    Un petit groupe d’hommes (ou de femmes) peut-il changer le monde ? Bien sûr. En fait, c’est à peu près toujours le cas.
    Voyez-vous, ici, maintenant, un groupe d’individus capables de mener le Québec à son indépendance ?
    Québec solidaire? Les lucides ? Qui d’autre ?

    Benoit Léger
    camionneur